Aerobernie

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Orly, aéroport des sixties

Ce livre raconte l’histoire d’Orly qui est certainement le plus célèbre aéroport français et nous fait revivre la glorieuse époque des années 60 au travers de très belles photographies.

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Orly, aéroport des sixties

Les sixties sont les années de mon enfance et je les ai passées en région parisienne. Orly a fait partie de ma jeunesse. J’ai même passé mon concours pour entrer à la Direction Générale de l’Aviation Civile, à l’antenne parisienne de l’ENAC qui se trouvait sur le site d’Orly.

Orly, c’est aussi pour moi les années 80 où la ligne d’Air Inter a tenté de gagner la course contre le TGV avec ses mercures. Une course perdue, mais je fais partie de cette génération qui a voyagé de Lyon-Satolas à Paris-Orly.

Plus tard, j’ai pris pendant plusieurs années et plusieurs fois par mois, parfois par semaine la Navette Orly-Toulouse que ce soit à titre privé ou professionnel.

Alors il était impossible pour moi de ne pas vous présenter cet extraordinaire livre sur Orly, où nous avons tous au moins un souvenir.

Le livre est disponible en souscription à prix réduit jusqu’au 16 avril 2020 au prix de 25 € au lieu de 29 € (cliquez sur le lien pour en profiter). Le livre est à paraître le 17 avril.

Un aéroport est un endroit où les avions retrouvent leur ombre

Tomi Ungerer

L’histoire d’Orly

L’aéroport d’Orly est inauguré par le général de Gaulle le 24 février 1961. La nouvelle aérogare en verre et en acier, qui enjambe la Nationale 7 et présente aux automobilistes venant de Paris une façade vitrée bleue et jaune de 200 mètres, frappe les esprits par son architecture résolument moderne.

L’aéroport devient immédiatement le monument le plus visité de France : on y va en famille voir les avions. Les terrasses d’Orly chantées par Bécaud font partie du décor de la France des années 60, qui aspire à la modernité.
Une page de l’histoire de l’aviation se tourne : Orly accueille les nouveaux avions de lignes à réactions, les jets. Caravelles, Boeing 707 et Douglas DC-8 remplacent définitivement les avions à hélices et font entrer le transport aérien dans une nouvelle ère, celle de la vitesse et du transport de masse.

 

Point de rencontre

Bien plus qu’un simple aéroport, Orly est un symbole, comme la Maison de la Radio à Paris. C’est le point de rencontre de plusieurs histoires : l’histoire sociale d’un pays qui embrasse la société de consommation ; l’histoire urbaine d’un territoire en pleine mutation ; l’histoire de l’architecture, avec la construction d’une aérogare moderne ; l’histoire de l’aviation, avec l’arrivée des jets* : le Jet Age ; l’histoire économique, avec le début du tourisme de masse, et enfin l’histoire culturelle, avec l’invention d’une nouvelle esthétique faite de verre, d’acier, de logos et de publicités.

Toutes ces histoires sont liées. Elles racontent un changement majeur de civilisation, caractérisé par l’avènement de la machine et l’accélération du temps.

 

Le triomphe d’une esthétique de la structure

Architecte et ingénieur, Henri Vicariot*, le concepteur de l’aérogare, embrasse volontairement le style international. Il est très infl uencé par Ludwig Mies van der Rohe avec lequel il correspond. Il effectue, dans les années 1950, avec les dirigeants de l’Aéroport de Paris, une série de voyages aux États-Unis. Il y découvre à cette occasion les dernières réalisations issues du Mouvement moderne. Ces voyages ont une influence déterminante sur les choix qu’il fait à Orly.

La façade en mur-rideau*du terminal* Sud (aujourd’hui Orly 4*) est quasiment une citation mot à mot du Lever House* de New York (Skidmore, Owings & Merrill*, 1951-1952), qui l’a durablement marqué.

 

Orly face à l’arrivée des jets

Le 15 octobre 1955 intervient un événement qui va changer le cours de l’histoire de l’aviation civile. Juan Trippe, le président de la Pan Am, annonce la commande de 25 DC 8 et de 20 B 707. Les compagnies concurrentes suivent la Pan Am et, six mois plus tard, environ deux cents avions à réaction sont en construction.

Cette nouvelle prend de court les concepteurs d’aéroports. Ces nouveaux appareils plus gros, plus lourds, plus puissants que les avions à hélices bouleversent le gabarit général des installations au sol.

En mai 1956, l’Association du transport aérien international (IATA)* tient une conférence technique à San Remo pour envisager les problèmes opérationnels posés par les jets.

L’Aéroport de Paris, qui a déjà lancé le chantier du Grand Orly, doit adapter l’Avant-Projet de 1947 au gabarit de ces nouveaux avions. On suspend la réalisation des trois principales pistes est-ouest, trop courtes et pas assez larges pour les jets.

L’Avant-Projet est modifié : on ne retient qu’une seule piste, la piste no 3, dont la longueur est portée à 3 300 m.

 

Le centenaire

À l’heure du centenaire du premier vol commercial (Paris Londres 1919) et alors qu’Orly change complètement de visage pour devenir Orly 1234, ce livre permet de revivre cette glorieuse époque grâce aux photographies réalisées dans les années 60 par les photographes de l’aéroport de Paris (aujourd’hui groupe ADP).

Réalisé en partenariat avec le groupe ADP, il s’attache à montrer en quoi ce bâtiment emblématique des Trente Glorieuses est un élément majeur du patrimoine francilien.

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trublion 30/03/2020 07:34

il est vrai qu'il a fallu faire face à un progrès galoppant

Bernie 01/04/2020 18:03

Et sa fermeture en ce moment est des plus tristes.