Le trafic aérien à Toulouse-Blagnac montre des signes de ralentissement au deuxième trimestre 2025. Entre recul du nombre de passagers et fermeture de lignes, vous êtes nombreux à vous interroger sur l’évolution du trafic. Voici un décryptage clair et structuré pour comprendre les dynamiques à l’œuvre sur la période d’avril à juin.
📉 Un léger repli du trafic global
Le bilan du deuxième trimestre 2025 fait état de 2 060 438 passagers accueillis à l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Un chiffre en baisse de 3,7 % par rapport à la même période en 2024. En cause : la fermeture de la base easyJet début avril, qui a directement impacté le programme estival.
Mais pour relativiser ce recul, il faut garder à l’esprit que le niveau de trafic atteint tout de même 80 % de celui de 2019, année de référence avant la pandémie.
🌍 Trafic international : baisse modérée mais contrastes marqués
Avec 1 234 380 passagers internationaux, le trafic vers l’étranger représente 60 % du volume total, mais accuse une baisse de 5 % comparé au deuxième trimestre 2024.
Schengen en recul, hors Schengen en hausse par rapport à 2019
- Trafic Schengen : -4 % vs 2024, et encore -7 % comparé à 2019
- Trafic hors Schengen : -7 % vs 2024, mais +10 % par rapport à 2019
Une dynamique qui montre que les liaisons hors Europe retrouvent leur attractivité, tandis que certaines destinations intra-européennes peinent à renouer avec leurs niveaux d’avant-crise.
🇫🇷 Trafic national : stabilité en trompe-l’œil
Le trafic domestique s’élève à 826 058 passagers, soit 40 % du total. La baisse reste contenue à -2 % vs 2024, mais la comparaison avec 2019 reste défavorable (63 % du niveau pré-Covid).
Paris en progression, transversales en difficulté
- Paris : +3 % par rapport à 2024, représentant 28 % du trafic total
- Vols transversaux (hors Paris) : -12 %, affectés par la fermeture des lignes vers Lille et Rennes
La capitale reste un axe stratégique pour Toulouse, avec un taux de reprise de 65 % vs 2019. En revanche, les liaisons transversales n’enregistrent que 58 % de leur niveau historique, posant question sur leur rentabilité et leur avenir.
📦 Fret et poste : une baisse dans la continuité
Le fret aérien n’est pas épargné par la tendance baissière. 7 692 tonnes ont été traitées entre avril et juin, soit une diminution de 3 % par rapport à 2024. Ce volume représente seulement 47 % du trafic de fret de 2019.
Les activités cargo restent donc sous pression, notamment en raison d’une demande fluctuante et de la concurrence accrue du transport terrestre.
🛫 Moins de mouvements commerciaux
Le nombre de mouvements commerciaux (décollages et atterrissages) s’élève à 16 646 opérations, soit une baisse de 8 % par rapport au T2 2024.
Ce chiffre illustre à lui seul la contraction globale de l’activité. En comparaison avec 2019, la reprise reste partielle, à hauteur de 71 %.

📌 Une dynamique post-Covid qui marque le pas
L’année 2025 avait pourtant bien commencé à Toulouse-Blagnac, avec une reprise encourageante au premier trimestre. Mais ce deuxième trimestre montre les limites de cette dynamique, notamment face à des facteurs conjoncturels défavorables : réorganisation des compagnies, évolutions des comportements de voyage, incertitudes économiques.
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