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Aéroport de Toulouse-Blagnac : deux raisons qui expliquent la hausse du trafic nocturne, cet hiver

L’observatoire Cœur de nuit, créé à l’initiative de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB), permet de suivre précisément le trafic nocturne sur la plateforme. Réuni ce mercredi 18 juillet, il a fait état d’une hausse des vols en cœur de nuit (00h00-06h00) pour la dernière période hivernale. Deux raisons à cela : la croissance du trafic et les perturbations liées aux grèves du transport aérien.

 

Hausse du trafic nocturne, cet hiver à l’aéroport de Toulouse-Blagnac

L’Observatoire Cœur de nuit*, qui rassemble les acteurs concernés par l’activité aéroportuaire à Toulouse, était réuni ce mercredi 18 juillet pour dresser le bilan de la saison aéronautique Hiver 2017-2018 (de novembre à mars), pour les vols entre minuit et 06h00.

 

Deux raisons

Les chiffres présentés par ATB font apparaître une augmentation du nombre de vols en cœur de nuit : 527 vols pour l’hiver 2017-2018, contre 413 vols pour l’hiver 2016-2017. Cela représente une hausse de moins d’un vol par nuit en moyenne sur la saison Hiver. Cette augmentation est la conséquence de deux phénomènes cumulés. Le premier d’entre eux est l’augmentation du trafic aérien sur la plateforme (+14,6 % en 2017), qui a conduit les compagnies aériennes à programmer plus de vols en soirée.

En particulier, celles qui opèrent les destinations les plus lointaines ont été amenées à poser leurs avions en milieu de nuit.

« Nous travaillons avec les compagnies pour adapter la programmation des vols tardifs, hiver comme été. Néanmoins, en raison des créneaux horaires, cela n’a pas été possible pour certains vols long-courriers, comme celui de La Réunion », indique Alain de la Meslière, directeur des Opérations d’ATB.

 

Le second élément d’explication concerne les grèves du transport aérien, qui ont généré de nombreux retards au décollage et à l’atterrissage. Programmés en soirée, des dizaines de vols commerciaux ont ainsi basculé vers le cœur de nuit, phénomène amplifié par les retards de rotations d’avions, pour des raisons opérationnelles ou météo (par ex. les conditions climatiques au départ de Paris, en février). Ce basculement vers le cœur de nuit a également touché une vingtaine de vols de fret.

Souvent obligé les pilotes à atterrir par le sud (Toulouse), plus densément peuplé que le nord. Avec, à la clé, des nuisances sonores plus perceptibles par les habitants. Cet hiver, 180 vols ont survolé Toulouse entre minuit et 06h00, soit une moyenne de 1,2 vol par nuit sur un total de 3,5 vols pour l’ensemble de la saison.

 

« Au-delà des paramètres que l’on ne peut maîtriser, tels que la météo, nous poursuivons nos efforts pour que le développement du trafic aérien s’intègre au mieux dans son environnement.

Et nous obtenons des résultats : en 2010, nous comptabilisions 2 685 vols annuels entre minuit et 06h00, pour 6,4 millions de passagers. 7 ans plus tard et avec 9,2 millions de passagers, le trafic nocturne a chuté à 1 622 vols.

C’est -39,6 % par rapport à 2010. Les derniers mois démontrent cependant que nous devons rester vigilants sur la maîtrise de l’activité en cœur de nuit », conclut Alain de la Meslière.

 

* L’observatoire Cœur de nuit a été créé sous l’égide de l’Etat (Direction de la sécurité de l'aviation civile, DSAC), à l’initiative de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Il a défini collégialement les indicateurs permettant d’évaluer, de façon la plus objective possible, les effets des actions retenues en matière de lutte contre les nuisances sonores, au travers d’instruments simples et compréhensibles. Cet observatoire est basé sur une démarche consensuelle. Il est composé de 14 membres titulaires et de 14 membres suppléants, représentant l’administration (3), les professions aéronautiques (3), les collectivités locales (4 : Communauté Urbaine du Grand Toulouse, Conseil Départemental, Région Occitanie, Sicoval) et les associations (4).

L’observatoire, dont l’action s’inscrit dans la durée, se réunit au moins deux fois par an. Il est rythmé par les saisons aéronautiques. Le gestionnaire de l’aéroport assure l’interface et la coordination entre tous les acteurs. Il surveille, mesure et informe les riverains sur les nuisances sonores. Pour cela, l’aéroport de Toulouse-Blagnac gère le système Sentinelle, système de surveillance du bruit et des trajectoires d’avions

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