La formation aéronautique n’a jamais été aussi stratégique. Avec 416 nouveaux apprentis, l’AFMAÉ ouvre sa rentrée 2026-2027 pour répondre aux 30 000 recrutements attendus dans l’aérien français.

La formation aéronautique vit une rentrée 2026-2027 sous très haute tension. Ce 1er septembre 2026, l’AFMAÉ a donné le coup d’envoi d’une nouvelle promotion pas comme les autres : dès le 2 septembre, ses centres de Bonneuil-en-France et de Toussus-le-Noble accueillent 416 nouveaux apprentis, auxquels s’ajoutent 140 élèves de deuxième année.
Un chiffre qui, à lui seul, résume l’ampleur du défi : la filière aéronautique française prévoit jusqu’à 30 000 recrutements en 2026, selon le GIFAS.
Personnellement, en tant qu’ancien contrôleur aérien, je mesure à quel point la formation conditionne l’avenir de toute une filière. C’est un sujet que je suis avec attention sur AeroBernie, et je vous propose aujourd’hui de décrypter avec vous les enjeux de cette rentrée.
Une rentrée 2026-2027 sous forte tension pour l’aéronautique française
Derrière cette nouvelle promotion d’apprentis, c’est un véritable enjeu industriel qui se dessine. La filière aéronautique française connaît une forte montée en cadence.
Elle concerne toute la chaîne de valeur : des grands groupes avionneurs jusqu’aux ETI et PME sous-traitantes. Le Gouvernement a lui-même identifié les tensions sur les compétences comme un enjeu majeur pour l’industrie française.
Vous l’aurez compris : les classes de l’AFMAÉ affichent complet. Une réalité de terrain que je retrouve régulièrement dans mes échanges avec des professionnels du secteur.
« Nous sommes un acteur majeur de la formation aéronautique, sur lequel s’appuient de nombreux groupes, puisque nous sommes en partenariat avec plus d’une quarantaine d’entreprises. Nous nous devons de garder notre niveau d’exigence et de réussite pour conti nuer à accompagner les entreprises qui construisent les avions, les réparent, mais également tous les sous – traitants présents partout en France qui vont permettre cette montée en cadence des avionneurs, motoristes et équipementiers, souligne Jacques Dauvergne , Délégué Général de l’AFMAÉ . « Nous sommes ravis de voir autant de personnes
attirées par ce défi en s’inscrivant. Les classes sont pleines et la rentrée 2026 -2027 sera chargée. Nous devons répondre dès aujourd’hui aux besoins de recrutement des entreprises, tout en anticipant ceux qui se profilent pour les prochaines années. Pour faire face à un afflux toujours plus important de candidats, il nous faudra donc dès maintenant recruter de nouveaux formateurs afin d’ouvrir de nouvelles classes et de cont inuer à répondre aux
besoins croissants de la filière. »
Formation aéronautique : 416 nouveaux apprentis répartis sur deux centres
Concrètement, l’AFMAÉ accueille ses nouveaux apprentis sur deux sites franciliens : Bonneuil-en-France, dans le Val-d’Oise, et Toussus-le-Noble, dans les Yvelines.
La rentrée s’échelonne sur plusieurs dates pour accueillir chaque promotion dans de bonnes conditions :
- Mercredi 2 septembre : Bonneuil-en-France
- Jeudi 3 septembre : Toussus-le-Noble
- Lundi 14 septembre : Bonneuil-en-France
- Mardi 15 septembre : Toussus-le-Noble
- Lundi 21 septembre : Bonneuil-en-France
- Mardi 22 septembre : Toussus-le-Noble
La formation continue n’est pas en reste : plus de 200 stagiaires suivent un CQP de la métallurgie, et plus de 240 hôtesses et stewards préparent leur CQP PNC. Sur AeroBernie, j’ai justement rassemblé les formations aéronautiques proposées en France pour vous aider à explorer les différentes voies d’accès à ces métiers.
Jusqu’à 30 000 recrutements attendus dans l’aéronautique et le spatial
Ces chiffres prennent tout leur sens à la lumière des besoins de l’industrie. Le GIFAS estime que 25 000 à 30 000 recrutements seront nécessaires en 2026.
Cette filière compte déjà plus de 220 000 emplois directs chez ses entreprises adhérentes. Autant dire que chaque apprenti formé aujourd’hui pèse dans l’équation industrielle de demain.
La montée en cadence des avionneurs, motoristes et équipementiers ne pourra être durable que si elle s’accompagne d’une montée en puissance parallèle des compétences disponibles.
« Nous devons répondre dès aujourd’hui » : la parole de Jacques Dauvergne
Jacques Dauvergne, Délégué Général de l’AFMAÉ, ne cache pas l’ampleur de la tâche. L’association est en partenariat avec plus d’une quarantaine d’entreprises qu’elle accompagne au quotidien.
« Nous nous devons de garder notre niveau d’exigence et de réussite pour continuer à accompagner les entreprises qui construisent les avions, les réparent, mais également tous les sous-traitants présents partout en France », souligne-t-il.
Face à un afflux croissant de candidats, l’AFMAÉ doit désormais recruter de nouveaux formateurs pour ouvrir de nouvelles classes.
Des résultats aux examens qui témoignent de l’exigence de l’AFMAÉ
Au-delà des chiffres de la rentrée, la crédibilité de l’AFMAÉ repose sur la qualité de ses formations. Pour 2025-2026, l’établissement affiche un taux de réussite global de 96 %.
Le détail par filière est tout aussi parlant :
- 97 % pour le Bac Professionnel Aéronautique option Systèmes
- 100 % pour le Bac Professionnel Aéronautique option Structure
- 89 % pour le BTS Aéronautique
- 100 % pour le CS Aéronautique – option Avionique
- 95 % pour le CS Aéronautique – option AMT
- 91 % pour les licences B1-1 et B2 de la Part-66
- 100 % pour le CS Accueil dans les Transports
Ces résultats confortent la vocation de l’AFMAÉ à rester un acteur de référence de la formation aux métiers de l’aérien.
Formation aéronautique : quelles filières pour intégrer le secteur ?
Vous vous demandez peut-être par où commencer si vous envisagez une reconversion vers l’aérien. L’AFMAÉ propose un éventail assez large de diplômes reconnus par l’Éducation nationale.
Parmi les parcours en apprentissage : le baccalauréat professionnel aéronautique, le Certificat de Spécialisation Aéronautique, le BTS Aéronautique, ainsi que le Certificat de Spécialisation Accueil dans les Transports pour devenir agent d’escale.
L’association propose aussi une préparation à la licence Part-66 (catégories B1.1 et B2), qui encadre la délivrance des licences de techniciens de maintenance d’aéronefs, en combinant théorie et pratique sur des équipements modernes.
Sans oublier les formations certifiantes courtes : le CQP PNC pour devenir hôtesse ou steward, et le CQP de la métallurgie, pensé pour les demandeurs d’emploi souhaitant une employabilité directe.
« Ne laissons personne en chemin » : un appel à la mobilisation collective
Face à l’accélération des besoins, Jacques Dauvergne rappelle que la réponse ne peut pas reposer uniquement sur les entreprises et les organismes de formation.
« Il faudra un soutien fort de l’État et de nos dirigeants pour continuer à accompagner la formation et l’apprentissage », insiste-t-il — un message qui s’adresse autant aux jeunes qu’aux personnes en reconversion professionnelle.
« Il y a des entreprises qui manquent de personnel, des personnes qui recherchent un travail et une formation : ne laissons personne en chemin », ajoute-t-il. Les métiers de l’aérien, selon ses mots, ont « plus que jamais le vent en poupe ».
L’AFMAÉ, un acteur historique de la formation aéronautique depuis 1996
Pour comprendre la place de l’AFMAÉ dans le paysage aéronautique français, un peu d’histoire s’impose. L’association a été fondée en 1996 par Air France, le Groupe ADP, la FNAM et le GIFAS.
Elle est installée sur deux sites stratégiques : l’aéroport du Bourget à Bonneuil-en-France, et l’aérodrome de Paris-Saclay-Versailles à Toussus-le-Noble. Une implantation qui renforce son rôle en Île-de-France, première région aéronautique française.
À ce jour, l’AFMAÉ a formé plus de 12 000 apprentis et 4 000 stagiaires en formation continue, représentant plus de sept millions d’heures de formation. Son excellence est reconnue par plusieurs certifications : Qualiopi, l’agrément européen EASA Part 147, Certimétal, ainsi que les labels RSE Empl’itude et Pro Tarmac.
Si vous envisagez de vous former ou de faire évoluer votre carrière dans ce secteur, vous pouvez candidater à une formation aéronautique auprès de l’AFMAÉ directement depuis son site officiel.
Formation aéronautique à l’AFMAÉ : vos questions les plus fréquentes
L’AFMAÉ accueille 416 nouveaux apprentis à la rentrée 2026-2027, auxquels s’ajoutent 140 élèves de deuxième année. Ils sont répartis sur ses deux centres de Bonneuil-en-France et de Toussus-le-Noble.
Selon le GIFAS, la filière aéronautique et spatiale française prévoit entre 25 000 et 30 000 recrutements en 2026. L’industrie compte déjà plus de 220 000 emplois directs chez ses entreprises adhérentes.
L’AFMAÉ propose le Bac Professionnel Aéronautique, le BTS Aéronautique et plusieurs Certificats de Spécialisation, ainsi qu’une préparation à la licence Part-66. Elle propose aussi des CQP en apprentissage ou en formation continue.
En conclusion : miser sur les compétences pour préserver l’aéronautique française
Cette rentrée 2026-2027 le confirme : la question des compétences est devenue indissociable de celle de la souveraineté industrielle. La formation en est l’un des tout premiers maillons.
L’AFMAÉ, avec ses 416 nouveaux apprentis et son taux de réussite de 96 %, illustre à quel point l’exigence et l’ambition peuvent aller de pair pour répondre aux besoins d’un secteur en pleine transformation.
Et vous, que vous inspire cette montée en puissance de la formation aéronautique ? Envisagez-vous une reconversion vers les métiers de l’aérien, ou avez-vous vous-même suivi un parcours chez l’AFMAÉ ou ailleurs ? Partagez votre expérience et vos questions en commentaire, je me ferai un plaisir d’échanger avec vous !







