Ateliers, visites techniques, rencontres avec des mécaniciens, des ingénieurs, des techniciens : du 17 au 20 novembre, Aérométiers et ses partenaires ont multiplié les actions pour faire découvrir les métiers souvent méconnus d’un secteur en plein essor. Des visites et ateliers organisés également pour encourager la mixité dans les métiers de l’aérien, du spatial et de la défense.
À la découverte des métiers techniques
La semaine a débuté le 17 novembre, à la Cité des Métiers CDG Alliance, où une trentaine de collégiens du lycée Le Champ (Claye-Souilly) ont pu explorer les métiers de la maintenance aéronautique aux côtés d’Air France Industries. Trois stands, tenus par des mécaniciens, techniciens et ingénieurs, ont permis aux élèves de comprendre concrètement le rôle de chacun dans la sécurité et la performance des aéronefs.

Aérométiers animait en parallèle Mission Jupiter, un serious game réalisé par le GIFAS et mis à disposition pour la journée, ainsi qu’un atelier dédié à l’aviation bas carbone et à la place des femmes dans la filière aéronautique. La journée s’est terminée par une immersion au Terminal 2 de Paris-CDG, offrant aux collégiens un aperçu saisissant de l’organisation d’un hub international.
Pour Nicolas Gros, directeur d’Aérométiers, cette proximité est indispensable :
« Aérométiers est un outil de rencontre. Si les jeunes ne voient pas ces métiers, ils ne peuvent pas s’y projeter. »
Quand l’histoire aéronautique rencontre les ingénieurs d’aujourd’hui
Le 18 novembre, au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, des lycéens du Blanc-Mesnil ont visité les grandes collections – du Mirage au Concorde – avant de discuter avec des mécaniciens, des techniciens et managers avion structure d’Air France Industries. Ces échanges ont permis de relier l’héritage technologique du secteur aux défis actuels : maintenance de pointe, innovation, impact environnemental et adaptation aux nouveaux appareils.
Pour de nombreux enseignants, le fait de rencontrer des professionnels de l’entreprise crée un véritable déclic : les élèves se projettent plus facilement dans ces métiers, qu’ils imaginaient parfois hors de portée.
Des actions renforcées pour la mixité et l’égalité des chances
La féminisation était au cœur de plusieurs initiatives menées durant cette semaine de l’industrie, dans le cadre du label Féminisons les métiers de l’aéronautique et du spatial, piloté par Aérométiers.
À Rungis, le 17 novembre, quarante lycéennes ont découvert la métrologie chez Trescal, apprenant plus encore sur ce qu’est l’étalonnage et son importance en manipulant des instruments de mesure de haute précision utilisés dans l’aéronautique, le spatial et la défense. À Toulouse, ce sont vingt lycéennes qui ont été accueillies le 19 novembre chez Liebherr-Aerospace Toulouse pour découvrir les métiers scientifiques et échanger avec des ingénieures et opératrices de la société spécialisée dans la fabrication de systèmes embarqués.
Comme le rappelle Nicolas Gros : « La féminisation n’est pas un enjeu réservé aux femmes, c’est un enjeu collectif. Tous les métiers doivent être accessibles à toutes et tous. »
Depuis 2022, plus de 15 000 jeunes filles ont été rencontrées dans le cadre du label « Féminisons les métiers de l’aéronautique et du spatial ». Un mouvement désormais structuré et reconnu dans tout l’écosystème.
La défense mobilisée pour attirer davantage de jeunes femmes
Le 20 novembre, la dynamique de féminisation s’est poursuivie au Plessis-Robinson, cette fois au cœur d’un secteur où l’enjeu est particulièrement sensible : la Défense. Douze lycéennes de STI2D ont été accueillies par MBDA. Elles ont participé à un atelier de robotique mêlant construction, programmation et mise en mouvement. Guidées par des ingénieures du groupe, elles ont découvert un univers où les compétences numériques, mécatroniques et électroniques se croisent chaque jour.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale des labels “Féminisons” et “Femmes de la Défense“ : rendre visibles les femmes qui travaillent dans les métiers scientifiques et techniques, notamment dans les domaines défense et sécurité, où leur présence reste très faible.
La rencontre a permis de casser plusieurs idées reçues et d’insister sur la diversité des besoins en compétences, qu’il s’agisse d’ingénierie, de systèmes embarqués, de cybersécurité ou d’industrialisation.
Une dynamique collective pour rendre les métiers visibles
Cette édition de la Semaine de l’industrie l’a montré : comprendre l’aéronautique passe par un contact direct, des démonstrations concrètes et des échanges humains.
Comme le souligne Nicolas Gros : « Depuis 25 ans, Aérométiers rapproche les jeunes du monde industriel. Ce sont ces moments sur le terrain, simples et authentiques, qui changent les regards et déclenchent des vocations. »
Aérométiers prépare déjà la suite : en juin 2026, un événement rassemblera 400 jeunes filles et, nouveauté, des classes du primaire au musée de l’Air et de l’Espace. Une manière d’agir très tôt pour contrer les stéréotypes.

Une semaine qui fait naître des perspectives
Qu’il s’agisse d’un moteur ouvert chez AFI, d’un système robotisé chez MBDA, d’un instrument de mesure chez Trescal ou d’un équipement chez Liebherr-Aerospace, chaque étape a montré que l’aéronautique et la défense regroupent une grande variété de métiers, accessibles et porteurs d’avenir. Et parfois, il suffit d’un geste sur un robot, d’une discussion avec une ingénieure ou d’une découverte inattendue dans un hangar pour qu’une vocation prenne son envol.
Auteur de l’article : Nicolas Robineau







